l'énigme de la porte-guillotine

Lore de Courcelles est assassinée de façon sordide, l’unique porte-guillotine monumentale au monde de sa demeure à Gosselies (Charleroi) s’est refermée subrepticement, mue par un mécanisme ou une main mystérieuse, tronçonnant la victime, une colombophile notoire qui a plus d’un mystère dans son sac. Qui sont les étranges « assistants » cubains, chinois, israéliens… qui viennent, chaque année, étayer leur savoir chez elle ? Pourquoi est-elle mondialement connue et reconnue comme une sommité dans le monde colombophile et scientifique ? Pourquoi ses pigeons sont-ils les meilleurs au monde dans toutes les disciplines colombophiles et autres ? Qui sont les espions internationaux, qui sont passés dans ses pigeonniers et repartis avec des caisses de pigeons ? Que signifie le tintement incessant de son carillon qui joue imperturbablement la mélopée des pigeons ? On dit qu’elle parle à l’oreille des pigeons… en allemand. La rumeur bruit aussi que, pendant la dernière guerre, la demeure de sa famille, la plus belle de Gosselies, a servi de Kommandantur aux occupants allemands. Qu’ils y auraient laissé un trésor, amassé par la Gestapo de manière sinistre et sordide. Enfin, quel mystère lie son grand-père, Thibault de Courcelles à son père biologique, le séduisant et raffiné Werther Von Würzburg qui commandait les forces allemandes au Pays-Noir. Un cold case dans l’intrigue serait peut-être la genèse de l’assassinat, en 2020, de Lore de Courcelles, retrouvée « coupée » en deux, selon les titres des journaux locaux, en pleine épidémie de Covid qui paralyse l’Europe, le monde… mais pas nos deux enquêtrices de choc , Marie Cardinal et Claire Berg !

Fiche

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Année
2021
Édition
le lys bleu

Extrait

Extrait représentatif

« – Tu crois qu’elle se livrait à de l’espionnage

– Non, ce n’était pas Mata Hari si tu veux mon avis, mais les pigeons la passionnaient, comme ils obnubilaient ses ancêtres. Ils ont accumulé un savoir que peu de colombophiles peuvent revendiquer. Elle semblait capable de « conditionner » les pigeons à d’autres tâches que les traditionnels concours qu’elle détestait. Elle était juste obligée de les jouer pour prouver son savoir-faire, mais ce n’était pas cela le moteur de ses recherches, c’est certain, elle n’était pas une « banale » colombophile.

Je crois, pour ma part,  qu’elle connaissait le secret des vols de nuit, terriblement importants dans l’espionnage, pour ne pas que les pigeons soient repérés. Seulement un pour mille pigeons possède la faculté de s’y adonner, il faut savoir discerner ceux qui le peuvent et les éduquer pour ce faire. À ce jour, seuls quelques colombiers militaires qui subsistent peuvent y parvenir. Elle maniait aussi les techniques des retours à deux colombiers et/ou à un colombier mobile. Mais là aussi, certains militaires connaissent la technique, cardinale pour eux et sans importance pour un colombophile de concours, quoique… Je crois que la Chine, Cuba et Israël faisaient appel à elle pour transmettre son savoir aux colombophiles militaires. Ces trois armées continuent, contre vents et marées, à recourir aux pigeons pour le transport de données top secrètes. Enfin, si quelqu’un est bien capable de cloner des pigeons, c’est certes elle. Mieux, je suppose qu’elle a réussi à isoler, détecter des chromosomes qui stimulent ou diminuent certaines capacités de nos voiliers du ciel. Et cela, les Chinois, qui clonent à tour de bras, ne sont pas encore parvenus, à mon humble avis, à le cerner parfaitement. C’est peut-être aussi ça que les « stagiaires » venaient chercher sous son aile! Enfin, je dis ça, je ne dis rien. »