Silo

Marcher dans un livre jusqu’à ne plus savoir si la nuit précède le jour, ou si le jour porte la nuit. Divaguer, suivre les itinéraires les plus compliqués, les plus confus, avoir l’intuition de la folie, et continuer malgré tout. On entre dans un livre pour le traverser, on est en définitive traversé par lui. On a franchi u précipice, on finit par aimer la distance qui [nous] a séparé de la chute, puisque chute, il y a eu.[…] Serge Núñez Tolin s’est dégagé de toutes les attaches encombrantes, éthiques, philosophiques, affectives, … pour entrer en poésie, enfin, les mains libres ? Quitter le genre universel, écrit-il, à moins que …

Gaspard HONS
Le Mensuel littéraire et poétique
n°301 du 15 avril 2002

Fiche

Année
2001
Édition
Le Cormier

Extrait

La main tendue prête
au hasard des conséquences qu’il n’a pas.

Vivre d’un sang plus obscène, trouver
en soi un sang plus épais,
rendre sommaire et
donner un change brutal au monde.

La gorge
brûle sous le vent

Le silence même est
pris d’un feu indécent.