Biographie

En résumé
Né à Bruxelles, Jacques Richard a passé son enfance en Algérie. Après des études de musique au Conservatoire de Bruxelles, il est devenu peintre et enseigne la peinture et le dessin. Il est marié à l’écrivaine Pascale Toussaint. Il a publié divers poèmes (dont trois cycles mis en musique), deux recueils de nouvelles et quatre romans. Petit Traître, finaliste du Prix Rossel 2012 a obtenu le Prix Franz de Wever de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

Bibliographie

• Nues suivies de Sur le dessin, essai, Onlit éditions, Bruxelles, 2020
• La femme qui chante, roman, Onlit éditions, Bruxelles, 2019
• In Leben Grösse/Grandeur nature, nouvelle, édition bilingue, traduction allemande de Frank Weigand, collection « Lisez-vous le Belge ? » Fédération Wallonie-Bruxelles, Bruxelles, 2019.
• Life Size/Grandeur nature, nouvelle, édition bilingue, traduction anglaise de Patrick Lennon, collection « Lisez-vous le Belge ? » Fédération Wallonie-Bruxelles, Bruxelles, 2018.
• Le carré des Allemands, journal d’un autre, roman, 2e édition, postface de René de Ceccatty, Onlit éditions, Bruxelles, novembre 2017, Edition papier et numérique.
• Grandeur nature, nouvelle, illustration de l’auteur, Fédération Wallonie-Bruxelles (La Fureur de lire), 2016.
• Le carré des Allemands, journal d’un autre, roman, 1e édition, Éditions de la Différence, Paris, février 2016, épuisé.
• Scènes d’amour…et autres cruautés, nouvelles, éditions Zellige, Collection Vents du Nord, Paris, septembre 2015.
• L’homme, peut-être… et autres illusions, nouvelles, éditions Zellige, Collection Vents du Nord, Paris, février 2014.
• Petit traître, roman, Éditions Albertine, Paris, février 2012.
Finaliste du Prix Rossel 2012,
Prix Franz de Wever 2012 de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
• La Plage d’Oran, roman, Éditions Albertine, Paris, février 2010, épuisé.

Publications collectives ou en collaboration :

• Nénies, 4 mélodies pour voix et quatuor à cordes, musique de Philippe Verkaeren, poèmes de Jacques Richard, Éditions musicales Bayard-Nizet, Stavelot, 2020.
• Des ruisseaux d’encre noire, nouvelle, La Langue française en fête, 2018-2019.
• Étole du jour, cycle de 6 mélodies pour voix, alto et piano, musique de Philippe Verkaeren, poèmes de Jacques Richard, Éditions musicales Bayard-Nizet, Stavelot, 2018.
• Ta bouche, poèmes, Revue littéraire Patchwork, n° 9-10, hiver 2016-2017, Paris.
• Tout est maintenant, cycle de 5 mélodies pour voix de soprano et piano, musique de Philippe Verkaeren, poèmes de Jacques Richard, Éditions musicales Bayard-Nizet, Stavelot, juin 2016.
• Je vais au supermarché, in Un jour, une librairie, nouvelle, éditions Genèse, Paris-Bruxelles, 2014.
• Tableau de circonstance, contribution à la revue Marginales, nouvelles, Bruxelles, 2014.
Note biographique

Écrivain, peintre.
Marié à Pascale Toussaint, écrivaine.
Né à Bruxelles
Enfance en Algérie puis en Belgique.
Formation de musicien au Conservatoire Royal de Bruxelles et de peintre à l’Académie d’Ixelles.
Plusieurs métiers dont libraire (Pauli, Tropismes), Bruxelles.
Vit et travaille à Bruxelles : pratique professionnelle de l’écriture, de la peinture. Enseignant retraité (peinture et dessin) en école supérieure.
Nombreuses expositions en Belgique et à l’étranger.
Collections publiques et privées en Belgique, France, Italie, Canada et Israël.

Voir aussi :
• Art belge au XXe siècle, Serge Goyens de Heusch, Editions Racines.
• Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècle, Paul Piron, Editions Art in Belgium.
http://www.jrichard.be

2020

  • Écrit – Littérature générale

2019

  • Écrit – Littérature générale

2017

  • Écrit – Littérature générale

2016

  • Écrit – Littérature générale

2015

  • Écrit – Littérature générale

2013

  • Écrit – Littérature générale

2012

  • Écrit – Littérature générale

2010

  • Écrit – Littérature générale

Prix

2012

Prix Franz de Wever (ARLLFB)

Lauréat :
Image retirée.
Jacques Richard pour Petit traître (Albertine, 2012).

Jury :
Image retirée.
Jean Claude Bologne, Raymond Trousson et Marc Wilmet. Rapporteur : Pierre Mertens

Extrait de l'argumentaire du jury :
Image retirée.
« Petit traître est le récit poétique d’une enfance prisonnière. Empruntant souvent au poème une métrique classique, de brèves séquences disent un monde carcéral où des adultes dépossédés d’eux-mêmes, éraflés d’une guerre qui ne dit pas son nom, se résolvent à laisser ceux qu’ils n’assument plus. Vivre le quotidien d’un petit, enfermé sans attentes, c’est “ marcher dans le mensonge ”. Éprouver que trahir, et autrui et soi-même est un mode de survie au cauchemar du réel. »

L’émotion est ce qui porte cet ouvrage, sans sentimentalisme, mais poignant par sa manière de vriller la solitude telle qu’elle se ressent dans le plus jeune âge, hyper-sensible et paralysé par l’impossibilité de porter soi-même remède à son sort. Jacques Richard est aussi musicien et plasticien  : son sens du rythme, du rapport des formes viennent-ils de là ? Le fait est que l’impact de ce texte, qui ne recherche jamais l’effet, mais ne laisse pas indemne pour autant, est prégnant.

Le livre couronné, Petit traître, avait été retenu comme finaliste du dernier prix Rossel
 

 

Prix Rossel (finaliste)

Finaliste 2012

L’auteur. Jacques Richard, né en 1951 à
Bruxelles, a passé une partie de son enfance
en Algérie. Il a étudié la musique
au Conservatoire de Bruxelles mais il
était déjà passé à la peinture puisqu’il expose
depuis 1970. Professeur de dessin
au C.A.D., école supérieure d’architecture
d’intérieur et d’arts appliqués, il a fondé
ARTS 21, ateliers d’art contemporain
à Ixelles. Un premier ouvrage, La plage
d’Oran (Albertine), un récit, est paru en
2010.


Le livre.

Les mots crissent sous les dents
comme des grains de sable, et blessent
de la même manière. L’enfant est retenu
avec d’autres derrière une grille. Pension
ou prison ? Même sa mère ne peut
le voir sinon aux jours prévus, et encore.
Dehors, il y a une guerre, ou ce qui y ressemble.
Cette guerre sournoise et les paysages
secs évoquent l’Algérie, jamais
nommée jusqu’à la dernière page où surgit
tout à coup la ville d’Oran. Les brimades
viennent des adultes mais aussi des
autres enfants, on souffre d’une violence
qui semble presque naturelle et qui n’est
pas moins douloureuse pour autant. La
poésie de l’écriture n’est pas là pour dire
le ciel bleu, à moins qu’il soit d’un bleu
qui crie, avec la consistance de la peinture.
PIERRE MAURY